UN PEU D'HISTOIRE

Cette affiche a été apposée dans le stade de France le 18 novembre 2007 à l'occasion de la fête du centenaire de clubs de rugby français. L'affiche a été accrochée au retour dans les tribunes du stade André Pourajaud à Villefagnan.
La photo a été "ressuscitée" par le photographe Jean Prat.

 

L'Avant-Garde Villefagnan (AGV), société de tir et préparation militaire, est née en 1904, officialisée en 1905. Une première union sportive villefagnanaise (USV) est créée en 1910 pour jouer au football-rugby. En 1924 une nouvelle USV sort de la mêlée présidée par Louis Marboeuf - né à Ruffec, instituteur à Villefagnan. Les comptes-rendus de match dans la presse locale racontent mieux que personne cette épopée.

Il fallut suer sur six stades avant d'en arriver au stade actuel né sous le nom de Parc des sports. En 1932, l'AGV et l'USV se regroupent pour acheter le terrain actuel. La fin de la saison 1933-1934 et la saison 1934-1935 marquent le retrait du Stade Ruffécois. En 1941 une équipe de football était créée au sein de l'USV sous le nom d'avant-garde sportive (AGS). Au début des années 1970 foot et rugby se partageaient la même pelouse (stade André Pourajaud). Le souci était de faire coïncider les calendriers des matchs. Une raison de plus pour se faire la guerre. Deux noms pour un même club !

En 1965, les licences des rugbymen sont établies sous le timbre AGV mais le club communique sous celui d'USV, pour annoncer la fête du cinquantenaire, le 31 août 1974, avec fête de la bière. En 1979 un terrain était enfin créé pour le ballon rond. En 1986, article signé Jean Prat, le nom usité est encore USV.

 

 

Jean Prat, mémoire du club, a établi la liste des succès de l'USV ou AGV

  «1965-1966, champion Charentes-Poitou ; victoire sur Bourges en 8e de finale du championnat de France à Thouars. 1969-1970 : Champion Charentes-Poitou ; défaite en 16e de finale du championnat de France à Barbezieux. Pas mal non plus en 1970-1971, et en 1971-1972. En 1972-1973 : victoire sur Le Rheu (12-6) en 16e de finale du championnat de France à Angers». Et l'aventure continue.

 http://villefagnan.wifeo.com/villefagnan-histoire-rugby-.php

 

 

Villefagnan est une terre d'ovalie. "Qu'elle le reste ! Allez les Bleu et Blanc !" scandent les anciens.

 Un rapprochement fut évoqué avec nos voisins de Ruffec pour 2014, resté sans succès. Toutefois l'école de rugby l'ovale Nord-Charente (ONC) qui regroupe les jeunes de Ruffec et Villefagnan, forge des rugbymen exceptionnels.

Un ancien de l’Avant-Garde Villefagnan nous a quittés

Louis Nicolas au centre tient le ballon de l'Union Sportive Villefagnan.

Louis Nicolas, dit Lizot, était une vielle figure de l’Avant-Garde (alors Union Sportive Villefagnan). «Il était de ceux qui ont relancé le club de rugby dans les années qui ont suivi la guerre 1939-45» relate Jean Prat âgé alors d'une dizaine d'années. Sur une photo de l’époque, il figure aux côtés de quelques pionniers du rugby villefagnanais, dont Abel Audier. «Il n’est pas vain d’y associer Raymond Bontemps, son inséparable copain avec qui il rejoignait le stade à bicyclette. Il y retrouvait toujours avec le même plaisir ses copains dont plusieurs joueurs originaires de Ruffec où le club de rugby était alors en sommeil. Parmi eux, le Docteur Lavaud et son frère, les deux frères Raymond-Baudelet. Citons encore Emile Rocher instituteur, «Titi» Chassain, Henri Aulard, André Menard, le Docteur Lacamoire» ajoute cet homme mémoire locale du rugby.

Dans ces années, mis à part Angoulême et Cognac, les clubs de rugby n’étaient pas légion en Charente. Les déplacements les plus fréquents se faisaient à Tours, Amboise et Chinon. «C’était des temps héroïques où en guise de douches il n’y avait qu’une modeste tonne à eau installée sur une charrette dont le robinet était le plus souvent gelé. Il fallait une bonne dose de courage pour se glisser dessous… si ce n’est que pour y laver ses souliers !» se souvient Jean Prat.

Lizot était un solide gaillard qui évoluait à l’arrière. Ce poste, dernier rempart de la défense, ne lui avait pas été confié par hasard. «Il fallait être rapide, très adroit et doté d’un puissant coup de pied. Peu d’adversaires ne pouvaient tromper son incroyable vigilance. Louis Nicolas fut aussi et surtout l’un des maillons qui a permis au club de renaître dans cette période difficile d’après guerre.»

Muté à Tours pour raisons professionnelles, il n’a pas tardé à se faire remarquer et ainsi intégra-t-il très tôt l’équipe locale.

«Par Lisette, sa fille, appréciée par sa gentillesse et sa compétence au secrétariat de la mairie, Louis est toujours présent à Villefagnan, confie Jean Prat. L’Avant-Garde présente à sa compagne et à l’ensemble de sa famille ses sincères condoléances».